Barberiacum domaine de Barbarius en 1059, en 1973 l’orthographe devient Barberie puis en 1801 Barbery.

Le village occupe un site gaulois. Il fut donné par Philippe Ier au XIème siècle à l’abbaye Saint-Vincent de Senlis qui en fut dépossédée au profit de l’abbaye de Montmartre par Adélaïde de Savoie, la veuve de Louis le Gros .

L’arrêt du parlement de Paris du 18 novembre 1272 autorise l’abbaye de Montmartre à élever des fourches patibulaires à Barbery où elle a toute justice, bien que par le passé il n’y eût pas de fourches.

1576 – Recueil des chartes de l’abbaye royale de Montmartre – acte 139.1576

Ne cherchez pas les fautes ; ce texte est un original de l’époque où l’orthographe était différente de l’actuelle.

La population de Barbery a évolué en fonction de l’industrie du moment atteignant 630 habitants début XXème siècle ; époque de la sucrerie raffinerie et briqueterie.

Raffinerie
Sucrerie

En 1891, verra le jour une usine qui transforme le jus de betterave en alcool. Cet alcool très réputé, titrant 96% sans goût et sans odeur, entre dans l’élaboration des parfums et la fabrication du Ricard. Elle fermera ses portes à la fin des années 90.

Les anciennes mares du village

Les mares dans le village étaient, il y a encore peu de temps, d’une grande importance pour la vie de nos villages. Il y en avait trois à Barbery ; deux rue du Général Taupin ; la première en face de la grange de Montmartre est maintenant engazonnée ; la seconde au carrefour de la rue de la haute maison et la troisième à l’angle de la rue de Meaux et du chemin Saint Nicolas. Alimentées par les eaux de pluie et de ruissellement, ces mares servaient à abreuver les animaux, très nombreux dans les fermes avant la mécanisation. Ces plans d’eau constituaient aussi des réservoirs disponibles en cas d’incendie. Les anciens se souviennent aussi que les hivers rigoureux offraient de bonnes parties de rigolade sur ces patinoires presque naturelles.

L’ancienne gare

Située à mi-chemin entre Barbery et Montépilloy, sur le territoire de Borest, la gare de Barbery faisait partie de la ligne Chantilly-Senlis-Crépy, ralliant la vallée de la Nonette à la plaine du Valois.

Les gares de Senlis et de Barbery, détruites pendant la 1ère guerre, seront reconstruites en 1922 ; dessinées par le même architecte « Gustave Umbdenstock », elles se ressemblent comme deux sœurs.

Un premier tronçon Chantilly-Senlis est déferré en 1950, comme beaucoup de lignes secondaires. Un transport de marchandises subsistera entre Ormoy Villers et Senlis ; céréales et engrais entre les silos de Barbery et Senlis et laine de verre pour « Matériaux Services ». Les travaux du TGV nord signeront l’arrêt définitif de la ligne. Aujourd’hui ses vestiges offrent un couvert idéal pour le gibier et d’innombrables terriers pour aller fureter. La gare quant à elle est devenue la demeure d’une famille.