Église saint Rémi

Barbery ne compte qu’un seul monument historique inscrit sur son territoire : 

L’EGLISE ST REMI (XII XV et XVIème siècle)

L’église, orientée sud-est – nord-ouest, se compose de deux parties bien distinctes. La nef de deux travées assez larges n’est pas voûtée. Elle est précédée sur la façade nord-ouest par un petit porche fermé ainsi que par une tourelle d’escalier. Cette partie de l’édifice a perdu son caractère avec le re- percement de toutes les fenêtres au XVIIIe siècle ou XIX siècle et de nombreux remaniements, mais quatre contreforts caractéristiques du XIIe siècle, au sud et en façade, prouvent que la nef doit remonter à cette époque. Le chœur de deux travées également, sans compter l’abside à pans coupés, est aussi long que la nef et voûté d’ogives. Sa première travée est l’élément le plus ancien de l’église et peut être daté des années 1160. Les arcs-doubleaux et les nervures, composés d’un tore en profil d’amande, retombent sur des colonnes aux chapiteaux décorés de feuillages, avec des tailloirs très développés ou ornés simplement de denticules. Certains indices, tels que des contreforts plus élevés que ceux de la nef au sud, prouvent que cette travée supportait initialement le clocher. La seconde travée du chœur a été démolie pour céder la place à un transept et une abside édifiés au XVIe siècle dans le style de la Renaissance : n’en subsistent que deux chapiteaux, qui reçoivent aujourd’hui une voûte du XVIe siècle. Dans les parties Renaissance consacrées en 1586, toutes les nervures sont pénétrantes et les chapiteaux sont absents. La clé de voûte du chœur présente une charmante tête d’ange. Les baies sont toutes plein cintre et dotés d’un remplage Renaissance standard, sauf une à l’extrémité du croisillon nord, qui présente encore un réseau gothique flamboyant : c’est ici que la construction a dû commencer. En face, l’extrémité du croisillon sud est curieusement aveugle. Un petit clocher en charpente s’élève au-dessus de la première travée du chœur, couronné d’un clocheton avec deux faces d’une horloge. Le vitrail du chevet sort de l’atelier du Club du Vieux Manoir installé à l’abbaye du Moncel.

L’ancien manoir

L’ancien manoir, rue du général Patton : Cette maison très ancienne conserve une tourelle d’escalier et des fenêtres hautes et étroites à l’étage, divisées horizontalement par un meneau en pierre. C’est aujourd’hui la boulangerie du village.

Le colombier

Le colombier est de plan circulaire, construit en moellons, avec deux fenêtres d’envol et deux mille boulins carrés en pierre à l’intérieur. Les échelles pivotantes autour d’un arbre central ont été préservées. Elles permettaient d’accéder aux boulins pour enlever des pigeonneaux ou des œufs. Sur la toiture en poivrière se trouve une lucarne d’envol. L’épi du faîtage est surmonté d’un pigeon. A l’intérieur il y avait plus de 2000 boulins (4000 pigeons).

La grange dîmière

La grange dîmière et le colombier de l’ancienne ferme de Montmartre, à l’entrée est du village : Cette ferme récemment reconvertie en lieu de réceptions est une fondation du XIIe siècle de l’abbaye royale de Montmartre, dont elle dépendait. La grange aux dîmes a toutefois été reconstruite en 1653, selon une date gravée dans la pierre, sous une croix de Lorraine.

Le calvaire

Le calvaire devant la façade sud-ouest de l’église : La croix en fer est exposée en haut d’une colonne monolithique au chapiteau ionique. Cette colonne repose sur un pupitre évoquant un petit autel, supporté devant par deux colonnettes et présentant une plaque en marbre gravée d’inscriptions.